L’absolu en philosophie


[Téléchargez l'application La-Philosophie sur Google Play]


Qu’est-ce que l’Absolu ?

Du latin absolutum, l’absolu signifie ce qui est indépendant de toute autre chose.

Le problème de l’absolu est le problème fondamental de la philosophie: l’être existe-t-il en soi, indépendamment de la pensée qui le pense ? Une philosophie est réaliste quand elle répond par l’affirmative (Platon, Spinoza, Schelling), idéaliste quand elle répond par la négative (Fichte, Hegel), agnosticiste si elle refuse d’y répondre (Kant).

Il est certain que la recherche de l’absolu (relire le superbe roman de Balzac), c’est-à-dire quelque chose d’autre que nous-mêmes, en quoi nous pourrions nous perdre, est le moteur de tout travail intellectuel, et même selon Hegel, de toute action humaine : “La réflexion philosophique nous conduit à l’absolu, mais elle requiert une patience et un travail infinis. La foi religieuse, l’amour, le suicide ne sont qu’une impatience de l’absolu”.

A la suite de Fichte, les philosophes distinguent l’absolu en soi (impossible à atteindre) de l’absolu que l’homme peut réaliser dans la réflexion philosophique. C’est ce qu’on appelle le savoir absolu : il ne désigne pas un savoir total, englobant toutes les choses qui existent dans l’univers, le savoir absolu est un savoir de ce qu’il y a de plus haut, un savoir où l’homme s’identifie, par l’exercice de sa pensée, à ce qui n’est pas lui. Selon Hegel, le savoir absolu est “l’identité de la pensée et de l’être“.

Leave a Reply