Definition de philosophie : Bonheur

philosophie bonheur

Le bonheur en philosophie : Eudémonisme et moralisme

Le bonheur, en philosophie, peut se définir comme l’état de complète satisfaction. Dans la philosophie antique (Epicure a écrit le premier traité du bonheur : La lettre à Ménécée), le but de la vie humaine est le bonheur, fin parfaite et Souverain Bien (summum bonnum). La modernité (Schopenhauer, Camus, Sartre, Kant) est beaucoup plus pessimiste sur sa possibilité. Entre les deux, les morales chrétiennes ont tenté de remplacer le bonheur par la vertu comme but de l’existence.

Le bonheur ne se réduit pas au plaisir, car si le plaisir peut être atteint, satisfait, le bonheur lui ne se laisse jamais donner, il se vise, se projette : “Notre bonheur ne consistera jamais dans une pleine jouissance, où il n’y aurait plus rien à désirer; mais dans un progrès perpétuel à de nouveaux plaisirs et de nouvelles perfections” (Leibniz)


Définitions générales :

Etat de satisfaction complète, de complétion des désirs, caractérisé par sa plénitude et sa stabilité. Distinct du plaisir, très éphémère, et de la joie, plus dynamique que le bonheur.

Définitions particulières de philosophes sur le bonheur :

Aristote : “S’il est vrai que le bonheur est l’activité conforme à la vertu, il est de toute évidence que c’est celle qui est conforme à la vertu la plus parfaite, c’est-à-dire celle de la partie de l’homme la plus haute. C’est l’activité de cette partie de nous-mêmes, activité conforme à sa vertu propre qui constitue le bonheur parfait” (Ethique à Nicomaque)

Leibniz : “Notre bonheur ne consistera jamais dans une pleine jouissance, où il n’y aurait plus rien à désirer; mais dans un progrès perpétuel à de nouveaux plaisirs et de nouvelles perfections” (De la Monadologie)

Kant : “Le bonheur est la satisfaction de toutes nos inclinations” (Critique de la Raison Pratique)

Kant : “Le pouvoir, la richesse, la considération, même la santé ainsi que le bien-être complet et le contentement de son état, est ce qu’on nomme le bonheur” (Métaphysique des Mœurs)

Hegel : “Le bonheur n’est pas un plaisir singulier, mais un état durable, d’une part un plaisir affectif, d’autre part aussi des circonstances et des moyens qui permettent, à volonté, de provoquer du plaisir” (La phénoménologie de l’esprit)

Schopenhauer : “Le bonheur positif et parfait est impossible ; il faut seulement s’attendre à un état comparativement moins douloureux” (Le Monde comme représentation et comme volonté)

Nietzsche : “Qu’est-ce que le bonheur ? Le sentiment que la puissance croît, qu’une résistance est en voie d’être surmontée” (L’Antéchrist)

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7 Responses

  1. 2anonimes says:

    un instant de pur bonheur est un moment encore jamais vecu au part avant .

  2. Francis says:

    Bon, je n’ai pas eu l’occasion de terminer de regarder mais
    je passe après

  3. jocelyn says:

    A mon avis le bonheur c’est de donner un sens authentique aux buts que nous nous sommes fixés tout en restant humblement respectueux envers soi-même ainsi que face aux autres

  4. Anonymous says:

    Chacun possède sa propre définition du bonheur… donc on ne sait pas exactement!

  1. 05/12/2012

    [...] bonheur en philosophie est au coeur de la morale; voici donc, pour nourrir vos dissertations, une sélection de citations [...]

  2. 04/01/2013

    [...] Le bonheur le plus grand pour le plus grand nombre doit fonder les mœurs et les [...]

  3. 28/06/2014

    […] NDLR : Pour celles et ceux qui seraient intéressés par ce thème, les textes de celui qui a révisé et de l’érudit, cités ci-dessus proviennent du site La-philosophie.com. […]

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