Epicure: Lettre à Ménécée (Résumé)


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La lettre sur le bonheur d’Epicure

Epicure, philosophe grec, nous a laissé pour seule œuvre trois lettres : la première, Lettre à Hérodote, présente sa métaphysique, la seconde, Lettre à Pythoclès, donne des explications atomiques aux phénomènes météorologiques, la troisième et la plus importante, Lettre à Ménécée, introduit son éthique. C’est à cette dernière lettre que nous nous intéressons aujourd’hui.

Extraits de la Lettre à Ménécée :

“Qu’on ne remette pas à plus tard, parce qu’on est jeune, la pratique de la philosophie et qu’on ne se lasse pas de philosopher, quand on est vieux. En effet, il n’est, pour personne, ni trop tôt ni trop tard, lorsqu’il s’agit de veiller à la santé de son âme. D’ailleurs, celui qui dit que le moment de philosopher n’est pas encore venu, ou que ce moment est passé, ressemble à celui qui dit, s’agissant du bonheur, que son moment n’est pas encore venu ou qu’il n’est plus. Aussi le jeune homme doit-il, comme le vieillard, philosopher : de la sorte, le second, tout en vieillissant, rajeunira grâce aux biens du passé, parce qu’il leur vouera de la gratitude, et le premier sera dans le même temps jeune et fort avancé en âge, parce qu’il ne craindra pas l’avenir. Il faut donc faire de ce qui produit le bonheur l’objet de ses soins, tant il est vrai que, lorsqu’il est présent, nous avons tout et que, quand il est absent, nous faisons tout pour l’avoir.”

Commentaire et Résumé :

Cette lettre, écrite dans un style directe, d’un ami à l’autre, est un véritable manuel du bonheur. Le message est : Agis comme je te le dis, et tu seras heureux.

Epicure formule sa philosophie éthique comme une vie de plaisir ascétique et vertueuse.

Le bonheur est le plus grand bien, affirme Epicure à la suite d’Aristote. Et le bonheur, c’est la maximisation du plaisir. Si tous les plaisirs sont sources de bien, Epicure distingue les plaisirs dynamiques (manger) et les plaisirs statiques (état de satiété), qui sont les plaisirs recommandés par Epicure. Le plaisir statique est un état d’équilibre entre la satisfaction du désir et la naissance de nouveaux désirs, sources de frustration et de maux. De même, Epicure distingue les plaisirs physiques des plaisirs psychologiques. Le présent a trait aux plaisirs physiques, pour lesquels il faut réduire au strict minimum la satisfaction. Le futur, et son corrolaire la peur de l’avenir, est ce qui empêche l’âme de parvenir à l’équilibre, à l’ataraxie.

Quant au désir, Epicure affirme que le sage se doit de l’éliminer au maximum et d’aller vers des désirs facilement accessibles. Épicure distingue trois types de désirs: désirs naturels et nécessaires, les désirs naturels mais non nécessaires, et les désirs non naturels et non nécessaires. Ces derniers désirs, comme la recherche de la gloire ou de la fortune, doivent être éliminées car leur satisfaction est inconnue.

Sur la vertu, Epicure a développé une spécificité par rapport aux autres philosophes grecs : chez lui, les vertus ne sont qu’un moyen d’accéder au bonheur, et non une fin en soi.

Enfin, Epicure cherche à résoudre la question de l’angoisse métaphysique de l’homme, en prônant une philosophie de la non-pensée de la mort. La mort est anéantissement, parce que l’esprit est un groupe d’atomes qui se disperse après la mort. Si l’esprit n’est plus, il ne peut donc avoir peur, la mort n’est donc rien pour nous.

 

Pour aller plus loin sur Epicure :

L’épicurisme

Citations d’Epicure

Epicure et la mort

8 Responses

  1. komba olive says:

    Les idées de la multitude sur ls dieux snt elles fausse?

  2. Dezypersina says:

    Comment rediger le sujet de type 2

  3. Dezypersina says:

    Que signifie toute autorité viens de Dieu?

  4. Ngananam Crépin says:

    Juste pour avoir un plan de travail comme dans le cadre d’un exposé

09/05/2012

[…] Pour aller plus loin sur la conception de la mort chez Epicure, lisez cet article […]

  • 21/05/2012

    […] –          Une Lettre à Ménécée […]

  • 30/07/2012

    […] aller plus loin sur la conception de la mort chez Epicure, lisez cet article sur la lettre à […]

  • 22/12/2012

    […] satisfaction. Dans la philosophie antique (Epicure a écrit le premier traité du bonheur : La lettre à Ménécée), le but de la vie humaine est le bonheur, fin parfaite et Souverain Bien (summum bonnum). La […]

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