La vie oscille, comme un pendule, de la souffrance à l’ennui (Schopenhauer)


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Cette phrase de Schopenhauer, extraite du Monde comme Volonté et comme Représentation, illustre à elle seule le pessimisme dont sa philosophie fait preuve.

Selon ce penseur allemand, la souffrance est le fond de l’existence humaine : c’est souffrance d’exister provient du fait que l’homme, cette machine à désirer, est sans cesse déçu de ses satisfactions. Dès qu’un désir est satisfait, il vient d’autres désirs, qu’il faudra bien accomplir. C’est la Volonté de vivre, l’instinct autrement dit, qui nous fait désirer. Mais dès que l’on tue en nous le désir, c’est l’ennui qui pointe, le vide du coeur. Ainsi, l’homme est déchiré entre cette double menace, ce qui constitue une source certaine de son malheur.

Seul l’art, selon Schopenhauer, peut combler cette double souffrance.

2 Responses

  1. Sim says:

    Je ne pense pas que, comme tu l’écris, la souffrance de l’Homme provient de la déception de ses satisfactions. En effet selon moi la souffrance de l’Homme naît seulement de ses constants désirs, mais je pense que la déception dont parle Schopenauer est celle qui lui va lui imposer de retrouver un désir après avoir ressenti la brève joie d’en avoir comblé un.

  2. debbie rider says:

    On travaille en ce moment sur la philosophie sur le magazine Kolibrius. Personnellement je pense que la vision, somme toute, désabusée de Schopenhauer, fait de lui un vrai philosophe de l’ennui. Il a cette vision sombre et tellement lucide du monde, qu’elle dépasse l’homme de manière ontologique.

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