Le désir chez Spinoza


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La philosophie de Spinoza est une philosophie du désir.

Mais attention, Spinoza ne donne pas au terme “désir” la même signification que dans le sens courant (attraction physique, voire intellectuel). Il l’entend au sens ontologique, comme une propriété insécable de l’homme : l’homme est une machine qui désire, il ne fait même que cela.

Le désir, chez Spinoza, est un synonyme du concept de conatus : le conatus est ce qui pousse l’homme à persévérer dans son être.

3 Responses

  1. Sylvain Foulquier says:

    Spinoza condamnait les passions, qu’il assimilant à une source d’aliénation. Il avait tout faux, comme d’ailleurs la plupart des philosophes, car seule la passion peut permettre d’accéder à l’émancipation et à l’épanouissement personnel, c’est-à-dire au bonheur. Décidément les philosophes sont presque tous incapables d’appréhender les sujets les plus essentiels de l’existence. D’où la supériorité des grands poètes ou des grands romanciers, seuls capables d’exprimer le caractère irrationnel de la vie.

  1. 11/11/2012

    […] désir ne serait-il pas l’essence de l’homme ? Au XVIIe siècle, Spinoza souligne fortement cette idée. Le XIXe siècle, avec Hegel, approfondira la dimension dynamique et […]

  2. 14/11/2012

    […] Conatus et désir correspondent à l’affirmation dynamique de notre […]

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