Leibniz et l’inconscient


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Leibniz et l’aperception : un concept au coeur de la Monade, préfigurant l’inconscient freudien

L’un des termes les plus connus de la philosophie de Leibniz, est l’aperception. Une définition célèbre est présentée dans la section 4 des Principes de la Nature et la Grâce (1714), où Leibniz dit que l’aperception est «la conscience, ou la connaissance réflexive de cet état interne » Leibniz ajoute que ce «quelque chose n’est pas donné à tous âmes, ni en tout temps, à une âme donnée

La théorie de Leibniz sur la perception est très originale dans une époque dominée par la théorie de Descartes, selon laquelle la conscience est une et unique. Bien que Leibniz n’ait pas été le premier à proposer une telle idée (Thomas d’Aquin, par exemple, avait une vue similaire), sa thèse demeure une intrigante et importante partie de sa philosophie de l’esprit. Dans la préface des Nouveaux Essais, Leibniz affirme que ce n’est pas seulement les  substances simples et inférieures qui ont de telles perceptions inconscientes, mais aussi les esprits humains.

Ayant soulevé la question des perceptions inconscientes, nous devrions considérer aussi la question de volontés inconscientes (les appétitions). Dans les Nouveaux Essais, Leibniz effectue un parallèle entre les perceptions et appétitions à l’égard de la conscience. Bien qu’il n’ait pas toujours expliquer la distinction entre appétitions conscientes et inconscientes, il semble clair que Leibniz croit en l’existence d’appétitions inconscientes : “ les désirs et les tendances qui sont aperçues sont souvent appelées volontés ” (Nouveaux Essais, Bk.II, ch.21, sec.39), et “Il ya aussi les efforts qui résultent de perceptions insensibles dont on n’a pas apercevoir, et que je préfère appeler appétitions plutôt que volitions (mais il ya aussi appétitions apperceptibles) “(Nouveaux Essais)

En bref, nous pouvons dire que dans la philosophie leibnizienne de l’esprit il ya en effet des perceptions et des appétitions, mais dans ces derniers il ya une distinction fondamentale entre le royaume de la conscience et celui de l’inconscience. Dans le premier cas, il y a les aperceptions et les désirs, les perceptions et les appétitions dont nous sommes conscients. Dans ce dernier cas, il ya des perceptions et appétitions dont nous ne sommes pas conscients. Cela ne signifie pas, cependant, que ce royaume-ci soit sans importance dans notre vie mentale. Comme le dit Leibniz, «les perceptions insensibles sont aussi importants pour [la science de l’esprit, de l’âme] comme les corpuscules insensibles le sont pour la science naturelle, et il est tout aussi déraisonnable de rejeter l’un comme l’autre, sous prétexte que ils sont hors de portée de nos sens. »((Nouveaux Essais, Préface) Il aurait dit la même chose, sans doute, à propos appétitions apperceptibles.

C’est à partir de cette leçon de Leibniz que Freud construira sa théorie de l’inconscient, puis la pratique psychanalytique.

3 Responses

  1. Jean Delauzère says:

    Bonjour,
    Je me permet de dire que cet article, bourré de fautes, n’est absolument pas précis. Je ne vous recommande pas la lecture de cet article pour essayer de comprendre la philosophie de Leibniz à propos de l’inconscient.

  2. La vérité la plus profonde en philosophie est “le principe d’appétition “que l’on trouve dans “la monadologie ” de LEIBNIZ :tout contact de la conscience la plus infime avec un objet est celle du désir (vérité proférée également chez SPINOZA )

  3. Jean Gabriel says:

    Navré, mais je n’ai absolument rien compris à votre article, trop superficiel, trop vague. Vous ne définissez jamais le terme essentiel de “perception” et vos citations de Leibniz restent sans explication ou commentaire. Aussi la notion d’aperception, dont l’article se voulait une clarification, demeure tout à fait opaque pour moi: “la conscience ou la connaissance réflexive de cet état interne”… qu’entendait Leibniz sous le terme “conscience”? Je m’arrête ici, la suite dépendant logiquement de ces prémisses (peu claires). Et je dois me ranger à l’avis de Jean Delauzère. Une correction serait la bienvenue.

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