Citations de Locke


Quelques citations de John Locke, philosophe anglais

Le libéralisme est l’un des courants philosophiques les plus décriés. Avant d’être d’un modèle économique battu en brèche, John Locke avait fondé ce courant en Angleterre, reposant sur la liberté au sens politique. Locke a ainsi été l’inspirateur de Kant, Habermas, Rousseau et surtout Montesquieu pour tout ce qui concerne la légalité du pouvoir, l’introduction du concept d’Etat de droit.

D’un point de vue épistémologique, Locke est un empiriste assez classique (réfutation de la théorie des idées innées, conception des idées simples/complexes).

Locke et la gouvernement civil :

– “L’État, selon mes idées, est une société d’hommes instituée dans la seule vue de l’établissement, de la conservation et de l’avancement de leurs intérêts civils. J’appelle intérêts civils, la vie, la liberté, la santé du corps ; la possession des biens extérieurs, tels que sont l’argent, les terres, les maisons, les meubles, et autres choses de cette nature”

– “Un homme, dans un état de société, qui ravirait la liberté, qui appartient à tous les membres de la société, doit être considéré comme ayant dessein de leur ravir toutes les autres choses, et par conséquent comme étant avec eux dans l’état de guerre.”

– “Il n’est pas toujours nécessaire de faire des lois, mais il l’est toujours de faire exécuter celles qui ont été faites”

– “Le peuple est le juge suprême de la façon dont les gouvernants remplissent leur mission puisqu’il est la personne qui leur a donné le pouvoir et qui garde à ce titre, la faculté de les révoquer”

– “La loi ne consiste pas tant à limiter un agent libre et intelligent qu’à le guider vers ses propres intérêts, et elle ne prescrit pas au-delà de ce qui conduit au bien général de ceux qui sont assujettis à cette loi. S’ils pouvaient être plus heureux sans elle, la loi s’évanouirait comme une chose inutile ; et ce qui nous empêche seulement de tomber dans les marais et les précipices mérite mal le nom de contrainte”

Locke et la connaissance :

– “La connaissance de l’homme ne saurait s’étendre au-delà de sa propre expérience”

– “Ce qu’on nomme idée est l’objet de la pensée”

Locke et la subjectivité :

– “L’entendement est ce qui situe l’homme au-dessus des autres êtres sensibles, source, par excellence, de son avantage et de son empire sur eux”

– “Le Soi est cette chose pensante, intérieurement convaincue de ses propres actions, qui sent du plaisir et de la douleur, qui est capable de bonheur et de misère, et qui par là est intéressée pour soi-même, aussi loin que cette conscience peut s’étendre”

– “C’est, je pense, un être pensant et intelligent doué de raison et de réflexion, et qui peut se considérer soi-même comme une même chose pensante en différents temps et lieux. Ce qui provient uniquement de cette conscience qui est inséparable de la pensée, et qui lui est essentiel à ce qu’il me semble : car il est impossible à quelqu’un de percevoir sans aussi percevoir qu’il perçoit”

Locke et la mémoire :

– “La mémoire, c’est le pouvoir de réveiller dans l’esprit les idées simples”

– “La mémoire est le magasin de nos idées”

Locke et la propriété :

– “Bien que la terre et toutes les créatures inférieures appartiennent en commun à tous les hommes, chaque homme est cependant propriétaire de sa propre personne. Aucun autre que lui-même ne possède un droit sur elle, le travail de son corps et l’ouvrage de ses mains lui appartiennent en propre. Il mêle son travail à tout ce qu’il fait sortir de l’état dans lequel la nature l’a laissée, et y joint quelque chose qui est sien. Par là, il en fait sa propriété. Cette chose étant extraite par lui de l’étant commun où la nature l’avait mise, son travail lui ajoute quelque chose, qui exclut le droit commun des autres hommes”

– “Aucune société politique ne peut subsister si elle n’a en soi le pouvoir de conserver ce qui lui appartient en propre, et, pour cela, de punir les fautes de ses membres”

Locke et l’identité :

– “Un être identique est un être pensant et intelligent doué de raison et de réflexion, qui peut se considérer soi-même comme une même chose pensante en différents temps et lieux”

Locke et la liberté :

– “La nécessité de rechercher le véritable bonheur est le fondement de notre liberté”

– “La liberté naturelle de l’homme, consiste à ne reconnaître aucun pouvoir sou­ve­rain sur la terre, et de n’être point assujetti à la volonté ou à l’autorité législative de qui que ce soit”

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1 Response

  1. 11/12/2015

    […] des idées exclut l’innéisme cartésien. Leibniz veut, en effet, dépasser à la fois l’empirisme de Locke (selon lequel tout savoir viendrait des sens), et la doctrine cartésienne des idées innées (les […]

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