Kant et les Noumènes

La notion de “noumène”, avant d’être popularisée par Kant, était utilisée par Platon pour désigner les réalités intelligibles (= les vérités éternelles, telles que l’idée du Beau).

Chez Kant, il faut replacer le noumène dans son opposition au “phénomène“.

Le phénomène est ce qui appartient au champ de l’expérience, les noumènes (ou choses en soi ou objet transcendantal ) dépassement le champ de l’expérience. Par exemple, l’idée de Dieu ou du Monde ne peut expérimenter concrètement par la sensibilité. Le noumène désigne donc la limite notre connaissance en tant que sujet.

Ne pas les connaître ne signifie pas ne pas les penser : nous pensons, par l’entendement penser ces idées de la raison que sont Dieu ou le monde, mais le champ des noumènes reste impossible à connaître.

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1 Comments

  1. says: tendil

    Enfin une définition du noumène qui me paraît claire. Un bémol cependant : j’ai lu ailleurs que “chose en soi” et noumène ne doivent pas être confondus. Ainsi, d’après ce que j’ai compris, il existe un hiatus entre la table que je vois (phénomène) et la chose en soi que serait cette table (ce qui à mon avis pose un autre problème : est-ce qu’une table existe en soi ? Il conviendrait en plus distinguer l’idée de table, et l’exemplaire que je vois ou que je touche !).
    Cette chose en soi qu’est l’objet table, indépendamment de sa manifestation ponctuelle au monde par le biais de ce que j’ai appelé un exemplaire, je peux la concevoir imparfaitement, je peux en dessiner les contours à défaut den deviner l’être.
    En revanche, le noumène que sont par exemple Dieu ou le monde relèvent de l’inconcevable. Je ne sais pas si la distinction que je propose est exacte, et je vou laisse y réagir si vs le jugez utile.

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