La philosophie du soupçon

Qu’est-ce que la philosophie du soupçon ?

On associe au terme de soupçon trois philosophes en règle générale :

Nietzsche : Nietzsche a tenté de lever le voile sur les illusions du christianisme, d’annoncer la mort de Dieu et de prédire l’arrivée du Surhomme. Le soupçon de Nietzsche concerne les croyances de l’homme.

Marx : Marx, de son côté, a essayé de mettre le soupçon sur le fonctionnement de la société, en dénoncant la domination bourgeoise sur la société, aux dépens des classes exploitées et travailleuses. Il a pensé la lutte des classes. Le soupçon de Marx est social.

Freud : Freud, lui, a détruit le sujet tel qu’on l’entendait chez Kant. L’homme n’est plus transparent pour lui-même, puisque c’est l’inconscient  qui mène le navire de la conscience. Le soupçon de Freud et sa théorie du ça, du moi et du surmoi porte sur la conscience et sa place au sein du sujet.

A eux trois, ils ont bouleversé le champ social, religieux et métaphysique. Ils partagent donc le même esprit soupçonneux.

4 Comments

  • la philosophie est la seule discipline dans laquelle on est appelé à penser par sa propre tête plutôt que de se tromper avec celle d’autrui.

  • J’ai rarement lu une page web sur la philo aussi nulle.

    Pour ceux qui veulent comprendre un peu : une philosophie du soupçon a pour spécificité de remettre en cause les fondements de la démarche rationnelle (avec tout ce qu’elle implique : la vérité comme critère, la démonstration, les lois métalogiques, etc.) . C’est sur la rationalité que le soupçon est jeté. Donc grossièrement :

    Nietzsche réduit tous les principes de la philosophie occidentale (la philosophie d’entendement), avec ses critères de vérité, et tous ses modes d’administration de la preuve, au rang de simples valeurs qui n’ont rien d’absolu. Si l’Occident s’est attaché à ces valeurs et les a érigé en principes absolus, ce n’est pas parce qu’ils ont une valeur intrinsèque, mais parce qu’ils expriment des pulsions particulières. L’attirail rationnel de la pensée occidentale n’est donc qu’une interprétation parmi d’autres, d’après Nietzsche.

    Pour Freud c’est un peu pareil : si la pensée est soumise à l’influence d’une vie inconsciente, elle-même soumise à l’influence de processus physiologiques dans le corps, alors ses principes par lesquels elle prétend atteindre la vérité vraie n’ont rien d’absolu : ils viennent du corps, en gros.
    Plus généralement, quand on réduit la pensée à une configuration d’atomes particulière dans le cerveau du sujet, on flirte avec la philosophie du soupçon, car les grands principes de la rationalité n’apparaissent plus alors que comme des phénomènes physiques (electron, atomes, molécule, cellules, neurones…).

    Marx, en estimant que toute pensée d’un sujet est déterminée par les conditions matérielles de son existence, et en estimant que ce processus vaut également à plus large échelle pour les courants de pensées historiques, fait lui aussi dépendre directement la pensée d’autres choses (à savoir de la physique, de l’histoire, et de la configuration sociale d’une société à un instant t).

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