Nietzsche: DIEU est mort

Nietzsche, la mort de Dieu et la naissance de l’homme

C’est souvent par cette phrase que la philosophie de Nietzsche est résumée. Essayons un peu de voir son origine et ses conséquences.

L’enjeu de la philosophie de Nietzsche est de “renverser la table des valeurs”, de penser l’homme à partir de lui-même, et non plus à partir de Dieu.

Cette citation est tirée de l’oeuvre Also Sprach Zarathoustra (Ainsi parlait Zarathoustra), qui se présente comme un Antéchrist, c’est-à-dire une Bible à l’envers. Le livre raconte l’épopée de Zarathoustra, lequel a la mission d’annoncer aux hommes la venue du Surhomme et de les libérer des préceptes divins, faux et illusoires.

Lorsque je vins pour la première fois parmi les hommes, je fis la folie du solitaire, la grande folie: je me mis sur la place publique. Et comme je parlais à tous, je ne parlais à personne. Mais le soir des danseurs de corde et des cadavres étaient mes compagnons; et j’étais moi−même presque un cadavre. Mais, avec le nouveau matin, une nouvelle vérité vint vers moi: alors j’appris à dire: “Que m’importe la place publique et la populace, le bruit de la populace et les longues oreilles de la populace!”Hommes supérieurs, apprenez de moi ceci: sur la place publique personne ne croit à l’homme supérieur. Et si vous voulez parler sur la place publique, à votre guise! Mais la populace cligne de l’oeil: “Nous sommes tous égaux.” “Hommes supérieurs,—ainsi cligne de l’oeil la populace,—il n’y pas d’hommes supérieurs, nous sommes tous égaux, un homme vaut un homme, devant Dieu—nous sommes tous égaux!”Devant Dieu!—Mais maintenant ce Dieu est mort. Devant la populace, cependant, nous ne voulons pas être égaux. Hommes supérieurs, éloignez−vous de la place publique! [...] Hommes supérieurs! Maintenant seulement la montagne de l’avenir humain va enfanter. Dieu est mort: maintenant nous voulons—que le Surhumain vive

Pourquoi Nietzsche fait-il “mourir” Dieu ?

Dieu, selon Nietzsche, est incompatible avec la dignité de l’homme, avec l’affirmation de la vie.

Dieu, et son fils le Christ, sont synonymes de souffrance et de mort (le pôle Dionysiaque). Or, l’homme est affirmation de la vie (le pôle apollinien). L’homme ne peut donc se poser qu’en s’opposant à Dieu. La mort de Dieu est la condition de libération de l’homme:

Hommes supérieurs! Maintenant seulement la montagne de l’avenir humain va enfanter. Dieu est mort: maintenant nous voulons—que le Surhumain vive

Dieu mort, que devient l’homme ?

Deviens ce que tu es” peut résumer la réponse.

La mort de Dieu ne constitue pas une fin, c’est le début de la transformation humaine. L’homme est un pont, une corde entre le sous-homme et le surhumain. Cette construction s’effectue en trois étapes, trois phases durant laquelle l’homme se dépouille peu à peu de ses anciennes croyances subies et erronées pour en inventer de nouvelles :

- le chameau : phase d’accumulation de connaissances, sans réflexion

- le lion : phase de destruction de l’ensemble de la connaissance, de ce que l’on tenait pour vrai

- l’enfant : renaissance ex nihilo, à partir de rien. Phase de création pure de nouvelle connaissance et d’une nouvelle morale.

L’homme, sans Dieu, ne reçoit plus aucune instruction. Il pose pour réel ce qu’il croit être réel. Il ne reçoit plus de morale toute faite, à appliquer, il l’a construit entièrement : est bon ce que je désire.

Monstre de volonté et de domination, être qui sait rire, être méchant, l’homme nietzschéen fait face à la populace pour s’affirmer comme un être supérieur, qui n’hésite pas à lutter pour la domination.

Seul et sans repère, l’homme devient alors surhomme.

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15 Responses

  1. Adamsson says:

    Un malade, ce type est un malade. Qu’il brûle en enfer.

    Et ceux qui me traiteront d’arriéré obscurantiste, je vous renvoi le compliment, vous le méritez sans doute plus que moi.

    • Anonymous says:

      oui Adamsson, Nietzsche est un malade comme Galillée avant lui et toi un suiveur ignare comme des millions avant toi.

  2. aksel says:

    je pense que c’est vous qui est malade,les esclaves de la secte,vous croyez a une chose qui n’est pa prouvé et qui ne sera jamis prouvé,vous etes des hypocrites; vous croyez seulement parceque la religion pour vous est util vous surmontez votre peur de l’aprés la mort et votre engoisse..continuez a dormir ..je vous souhaite un bon someil.

  3. Intraspecto says:

    “Malade” ou pas, l’idée de Nietzsche se tient. Il veut un homme brut, tel qu’il est, sans influence extérieure, qui SE fonde lui-même selon ses préceptes… je ne vois pas en quoi son idée est néfaste. Il cherche seulement à établir la véritable nature humaine, et sa représentation de l’Homme est surement la plus pure et la plus proche de notre état “de base” que l’on puisse trouver.
    En plus de cela, un tel Homme aurait peu de mal à définir qui il est… ça entérinerait pas mal de problèmes philosophiques sur la connaissance de soi.

  4. jcl says:

    @Adamsson
    c’est quand même incroyable, tu te poses comme ennemi total de la pensée de nietzsche et pourtant tu en es un fervent adepte sans t’en rendre compte. Ton pseudo laisse supposer que tu as des grandes intentions morales et religieuses, et tu sort deux phrases qui expriment la violence et le mépris. C’est là même l’ambivalence exacerbée des institutions religieuses. On ne sait pas pourquoi être fort et violent, alors on force tout le monde à rester faible et soumis en utilisant la force et la violence. Donc tu es un piti lionceau qui s’assume pas…

    Ensuite chercher à faire crever un philosophe déjâ mort et dont on ne connaît pas vraiment l’oeuvre n’est pas très bien pensé. C’est pas grave, je te pardonne, après tout tu es croyant et tu m’as l’air bien praticant, et ce genre d’individu à chaque fois qu’il prie ne sert pas de son cerveau. ( lol, c’était ma blague d’enfoiré nietzschéen).
    De plus, le fait que tu ais une religion, ne fait pas de toi un obscurantiste, à la condition, que tu comprennes que la religion est un phénomène anthropolgique, c’est à dire que les écrits religieux quels qu’ils soient sont réalisés par des hommes et non par des foutus archanges. Cela signifie que les hommes et les femmes ont parfaitement le droit d’être en désaccord à propos de Dieu et de son existence.

    Enfin dis-toi que si certains hommes ont absolument besoin de Dieu pour vivre, la réciproque n’est pas vérifiée…
    Sur ce je t’invite philosophiquement à relire avec attention la philosophie de nietzsche.

  5. Sylvain says:

    pour moi Dieu n est pas mort car il est notre source.c est en lieu qu on trouve la vie.et s il était mort alors on serait mort depuit.mais nous devont éssayé de comprendre pourquoi il a dit que Dieu était et de quèlle Dieu il s agit.seul lui peu savoir le sens réel de ses pensé.Dieu est vivant mais la quèstion est quèlle est l image que nous faisons de notre Dieu

  6. acka says:

    Le monde aujourd’hui a la connaissance ; ce qui lui manque, c’est la démonstration de la puissance de Dieu en JESUS Christ!

  7. Anonymous says:

    Niestzche a compris les principe du corps et ces principes conduisent au but éternel qui est la liberté total étant pour cela il faut abolir le principe de dieu … mais c’est la qu’il y a problème quel est l’image réel que nous avons de dieu ? Dieu c le surhomme, dieu c l’homme, dieu c l’esprit qui c fait nous, dieu n’est rien que la passion du pouvoir faire que nous plaçons en notre volonté de réaliser ce que autrefois nous pensions impossible .. vous qui vous croyez croyant, vous qui faites du mot dieu une bannière sur le front si l’on vous extirpe de la mémoire la connaissance de l’image enfer ou du mot enfer ou l’événement enfer Après la mort “CONTINUEREZ VOUS A L’ADORE.. DIEU? … NON JE NE PENSE Par COMME VOUS” … donc ne soyez point juge envers ce savant qui nous parle d’aussi bien de sa conception de la vie chercher a le comprendre . .. Nietzsche sais que dieu existe il sait juste sa volonté de réaliser est dieu et il l’appelle le surhomme mais il est contre ce là (prête, évêques, pape)qui s’octroie l’image de la connaissance Dieu pour faire soupir le peuple lorsque ces gens sont dans leurs de liberté avec leurs multitudes loi dont le ” TU DOIS ” et réfute Toujours vôtre “JE DOIS” si c sa dieu alors pour lui vos mieux être athée là loin de lui les loi et a lui la liberté le “JE VEUX”

  8. Anonymous says:

    Nietzsche a compris les principe du corps et ces principes conduisent au but éternel qui est la liberté total étant pour cela il faut abolir le principe de dieu … mais c’est la qu’il y a problème quel est l’image réel que nous avons de dieu ? Dieu c le surhomme, dieu c l’homme, dieu c l’esprit qui c fait nous, dieu n’est rien que la passion du pouvoir faire que nous plaçons en notre volonté de réaliser ce que autrefois nous pensions impossible .. vous qui vous croyez croyant, vous qui faites du mot dieu une bannière sur le front si l’on vous extirpe de la mémoire la connaissance de l’image enfer ou du mot enfer ou l’événement enfer Après la mort “CONTINUEREZ VOUS A L’ADORE.. DIEU? … NON JE NE PENSE Par COMME VOUS” … donc ne soyez point juge envers ce savant qui nous parle d’aussi bien de sa conception de la vie chercher a le comprendre . .. Nietzsche sais que dieu existe il sait juste que sa volonté de réaliser est dieu et il l’appelle le surhomme mais il est contre ce là (prête, évêques, pape)qui s’octroie l’image de la connaissance Dieu pour faire soupir le peuple lorsque ces gens sont dans leurs de liberté avec leurs multitudes loi dont le ” TU DOIS ” et réfute Toujours vôtre “JE VEUX” si c sa dieu alors pour lui vos mieux être athée là loin de lui les loi et a lui la liberté le “JE VEUX”

  9. rene bessan says:

    nietzsche n’a pas proclamé la mort du dieu eternel.seulement il a employé si non il a manipulé ces concepts pour renverser les tendances.Eneffet,l’abus d’autorité qui s’opere par les sectes à different niveau et qui embauchent des gens qui se croient <>sous l’ordre de piller les peuples ignorantes comme le dit karl marx:<>.enfait,c’est pour montrer qu’il est temps pour l’homme de se “nihiliser”pour prendre en mains ses volontés,le role de la raison,afin de se determiner et se savoir definir soi-meme et non une structure exterieur.pour chlore ce debat,il suffit de savoir que<>.

  10. Souccar says:

    Il y a trois hommes du 19′ siècle qui ont bouleversé le monde.
    Ce sont Nietzsche, Darwin et Schopenhauer .
    Ne me parlez pas de Freud cet imposteur qui s’est largement servi chez N. Et Sch.
    Et de sa psychanalyse qui ressemble a l’homéopathie !!
    Écoutez ou lisez Michel Onfray.
    Je suis athée comme lui, grâce a Dieu!

  11. Jules says:

    Bonjour, je ne veux pas critiquer votre travail ou quoi que ce soit et je peux tout à fait me tromper mais je pense qu’il y a deux ou trois idées mal comprises dans votre explication et dans les commentaires.

    “Dieu, et son fils le Christ, sont synonymes de souffrance et de mort (le pôle Dionysiaque). Or, l’homme est affirmation de la vie (le pôle apollinien). L’homme ne peut donc se poser qu’en s’opposant à Dieu.”

    La souffrance, chez Nietzsche (il me semble) est justement ce que le surhomme doit spiritualiser en tant que nécessaire à son auto-dépassement et être capable d’accepter (voir l’Amor Fati “Ne rien vouloir d’autre que ce qui est, ni derrière soi, ni devant soi, ni dans les siècles des siècles. Ne pas se contenter de supporter l’inéluctable et encore moins se le dissimuler – tout idéalisme est une manière de se mentir devant l’inéluctable – mais l’aimer” Ecce Homo ).

    Il ne s’agit pas de rejeter la souffrance et se cacher derrière une espérance supraterrestre mais bien de l’accepter à la manière des premières tragédies grecques qui affirmaient “Accepte ton destin”.
    En ce sens ce qu’il rejette dans le christianisme se trouverait plutôt dans la culpabilisation du chrétien face au sang du christ, l’idée d’un Bien en-soi, le mépris du corps, le mépris du présent au profit d’une autre vie (paradis, enfer etc…) donc nécessairement le mépris de la vie terrestre comme passage avant autre chose qui serait meilleur. Ce mépris de la vie entraîne effectivement la négation de la vie et de la “puissance” de l’homme, c’est le nihilisme que combat Nietzsche..

    Le Dionysiaque est justement l’idée d’affirmation et de débordement d’une “volonté de puissance”, c’est la démesure, l’effusion de force vitale et de puissance quand Appolon est la juste mesure qui l’endigue et repose sur ce premier un voile de beauté afin de masquer toute la souffrance et le chaos qu’il contient comme un sorte de sublimation et de consolation. Ces deux pôles sont nécessaires à la beauté du monde grec jusqu’à l’arrivée de la décadence socratique : celle-ci pose des arguments rationnels et une Vérité indépendante de l’homme . C’est un savoir froid et strict qui prône la négation du monde sensible et s’oppose très largement à Dionysos et son “gai savoir”, son acceptation du monde réel. Socrate et Platon de cette manière se posent comme les premiers décadents qui seront suivis par beaucoup et surtout par le christianisme (à noter que Nietzsche n’en voulait pas tant à Jésus mais plutôt aux interprétations bibliques).

    “Est bon ce que je désire”

    Cette formule laisserait penser que le surhomme ne se pose pas tellement de questions et qu’il se conforte dans l’agréable, le simple etc…
    “J’aime celui qui de lui-même a honte quand pour sa chance tombe le dé, et qui lors s’interroge : suis-je donc un tricheur ? – Car à sa perte il veut aller” (Prologue, Ainsi parlait Zarathoustra)
    Le surhomme est celui qui prend conscience de la souffrance, qui interroge toujours, ne laisse rien à la chance, au hasard de savoir mais se dépasse lui-même perpétuellement en opposition au “Dernier Homme” : celui qui fuit la souffrance, celui qui fuit les zones dures à vivres, se conforte dans l’agréable sans pensée, c’est une sorte de dandy, d’esthète superficiel qui ne poursuit comme fin que son propre bonheur ; celui qui travaille un peu la journée pour bien dormir le soir, celui qui donne une pièce au mendiant pour sa petite satisfaction personnelle et pouvoir se rendormir enfin. Le surhomme à l’inverse “court à sa perte” de trop penser, il ne cherche pas à bien dormir la nuit mais à être l’homme éveillé. Zarathoustra est l’image du premier surhomme chez Nietzsche :
    “Certes je reconnais Zarathoustra. Son oeil est pur et sa bouche sans nausée. Vers moi ne marche-t-il pas comme un danseur? A bien changé Zarathoustra ; enfant s’est fait Zarathoustra ; Zarathoustra est un homme éveillé ; chez ceux qui dorment que cherches tu maintenant ?”

    Le surhomme est celui qui est devenu à son tour dieu : entendre celui qui a repris la responsabilité dont on avait dédouané les hommes avec Dieu. C’est effectivement celui qui pose lui même ses propres valeurs.

    Enfin, le surhomme n’est sûrement pas un “être méchant”.
    En s’auto dépassant perpétuellement le surhomme progresse dans ce qu’on peut appeler la “hiérarchie des hommes” et il donc nécessairement supérieur à certains. Mais le surhomme n’a ni mépris ni méchanceté envers les “êtres inférieurs”, il n’a d’égard qu’envers ses égaux qui lui permettent de se dépasser encore et toujours : c’est une sorte d’émulation continuelle qu’il cherche et qu’il ne peut trouver qu’avec l’égal et il n’a que faire des êtres inférieurs.
    D’autre part, le surhomme n’est pas supérieur de fait (de naissance, couleur de peau, richesse etc…) c’est justement celui qui peut se défaire des faits pour devenir homme nouveau et créateur. Néanmoins, il y a des individus qui seront surhommes et d’autres non.

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