Marx : Le Capital (résumé)

Le Capital est l’oeuvre la plus connue de Karl Marx, philosophe allemand.

Sa publication, en deux tomes (dont le deuxième a été achevé par Engels à partir de notes de Marx), est posthume (1885-1894). Le Capital orienta sur une voie nouvelle l’économie politique, à partir de la critique des théories libérales, notamment celles d’Adam Smith et David Ricardo. Contre ces économistes anglais, à qui Marx reproche d’avoir naturaliser le marché, Marx oppose les concepts de valeur-travail, de salaire de subsistance, ou de baisse tendancielle du taux de profit. Cependant, Le Capital ne se résume pas à un traité d’économie : y affleure la philosophie de Marx.

Le Capital découvrit également à la philosophie tout l’univers de la sociologie du travail. Marx y décrit les contradictions du capitalisme, censées conduire à son effondrement et présente sa philosophie de l’histoire, fondée sur la dialectique hégélienne.

L’injustice fondamentale du capitalisme réside, selon Marx, dans l’exploitation des classes travailleuses, notamment l’ouvrier. L’exploitation consiste en ceci : le patron embauche des ouvriers pour un travail déterminé. Par exemple charger un camion : le patron paiera 4 heures de travail puis il sélectionnera les ouvriers les plus forts capables de charger en 3 heures ou moins et imposera 2 chargements de camion en 6 heures au lieu de 1 et demi, toujours au même prix et l’heure. C’est la célèbre théorie de la plus-value : le bénéfice supplémentaire revient au patron (le sur-travail).

L’injustice vient au fond de ce que le patron achète non pas le produit du travail, mais une force de travail, l’humain, ce qui constitue du point de vue humain une forme d’esclavage.

Les théories du Capital ont inspiré les économistes socialistes et communistes, même si l’histoire a globalement fait mentir les prédictions de Marx dans le Capital.

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3 Responses

  1. 12/06/2012

    [...] Résumé du Capital [...]

  2. 10/11/2012

    [...] Marx : Le travail est de prime abord un acte qui se passe entre l’homme et la nature. L’homme y joue lui-même vis-à-vis de la nature le rôle d’une puissance naturelle. Les forces dont son corps est doué, il les met en mouvement, afin de s’assimiler des matières en leur donnant une forme utile à sa vie (Le Capital) [...]

  3. 18/11/2012

    [...] “Le capital est semblable au vampire, ne s’anime qu’en suçant le travail vivant et sa vie [...]

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