Platon et la réminiscence

La théorie de la réminiscence est exprimée par Platon dans le Ménon, ouvrage sur la vertu.

Cette théorie affirme que notre connaissance de la vérité est le souvenir d’un état ancien où, avant d’être incarnée dans un corps, notre âme vivait au contact immédiat des pures idées dans le monde intelligible. Ainsi, pour Platon, connaître c’est se souvenir, se remémorer. Chercher et apprendre sont un seul et même acte.

Cette théorie est fondée sur le postulat de l’immortalité de l’âme. Si le corps est mortel, l’âme, elle, est impérissable, elle détient donc toutes les connaissances.

Si l’âme détient toutes les vérités, il y a cependant une méthode pour la faire accoucher, pour la faire se remémorer : c’est là qu’intervient la maïeutique, la méthode de questionnement socratique.

Proust, dans la Recherche du Temps perdu, grâce au concept de conscience affective ou encore Kierkegaard, dans la Reprise, illustreront et prolongeront la théorie de la réminiscence platonicienne.

Pour aller plus loin...

2 Responses

  1. 02/12/2011

    [...]  Platon et la Réminiscence [...]

  2. 29/10/2012

    [...] que l’on peut qualifier d’hypermnésique, Nietzsche pose, contre Platon et la théorie de la réminiscence, que l’oubli a une positivité, qu’il est même une condition sine qua non du bonheur : [...]

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