Kant et la métaphysique


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metaphysique

Kant et le refus de la métaphysique dogmatique

Le projet de Kant par rapport à la métaphysique tient en une seule phrase : rompre avec le dogmatisme de la philosophie idéaliste.

Pour cela, Kant, interroge la raison, son statut et ses limites. En un mot, il tente de répondre aux questions suivantes : Que puis-je connaître ? Comment peut-on vraiment savoir ? Pour répondre à cette question, il faut donner à la métaphysique une méthode propre.

Avant Kant, en effet, la métaphysique désigne la connaissance des objets intelligibles (Dieu, le moi, le monde, les idées en soi, …), sans aucune remise en question de leur possibilité de connaissance. Au sein du couple sujet/objet, Kant réfute deux hypothèses, l’une réaliste et l’autre idéaliste :

– le réalisme pense que c’est l’objet qui affecte le sujet

– l’idéalisme défend que c’est le sujet qui produit l’objet.

Kant cherche donc à trouver une voie médiane entre ces deux approches, une donation qui ne soit pas une affectation d’un côté, et de l’autre, une manière de poser l’objet en dehors du sujet.Il lui faut concilier l’activité de l’entendement et la donation, l’expérience et l’a priori dans le même geste. Cette voie sera celle de la philosophie transcendantale, dite aussi philosophie critique.

Pour Kant, il est évident que nos concepts peuvent ne pas concorder avec notre expérience. Il n’y a pas d’harmonie préétablie, garantie par Dieu ou une force supérieure, entre nos catégories et le réel.

Kant et la révolution copernicienne :

La révolution copernicienne consiste, non plus à partir de l’objet, mais du sujet et de ses représentations, pour vérifier ce qu’il y a d’objectif dans ses représentations. L’objet existe, mais il ne devient objet constitué que lorsque le sujet lui fait face et le constitue en temps que tel. Ainsi, ce que nous voyons dans les choses, c’est ce que nous y mettons. La révolution copernicienne recentre la métaphysique sur la subjectivité.

Le criticisme de Kant rompt avec l’en-soi extérieur, l’existence d’objets en soi. Grâce à la fondation de la logique transcendantale, la métaphysique devient la science de l’entendement pur et de la connaissance rationnelle des objets a priori. Ce sont les principes de l’entendement qui rendent possible l’expérience.

Ces principes posés, Kant limite la raison : la connaissance humaine se limite aux objets donnés par l’expérience sensible.En dehors de l’expérience sensible, l’homme ne peut que penser les objets, et non les connaître. Connaître est le domaine indépassable de l’expérience. Exit l’ontologie qui pensait pouvoir tout connaître, place à la phénoménologie.

Conlusion : La métaphysique criticiste de Kant

Kant a donc opéré un triple geste :

– fondation de la vérité de la connaissance

– dénonciation de la métaphysique dogmatique et de ses errements

– refondation de la métaphysique comme pensée qui donne à ses concepts une valeur objective par la raison pratique.

 

Pour aller plus loin sur Emmanuel Kant :

La Philosophie de Kant

La morale de Kant

Le bonheur chez Kant

La paix perpétuelle chez Kant

La métaphysique des moeurs

Les citations de Kant

La Critique de la raison pure

La critique de la raison pratique 

Critique de la faculté de Juger

2 Responses

  1. 05/10/2012

    […] La métaphysique de Kant […]

  2. 13/11/2012

    […] La métaphysique devrait s’inspirer de cette méthode si […]

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