L’Homme est une passion inutile (Sartre)

C’est la conclusion de Sartre dans l’Etre et le Néant : l’homme, ce pour-soi qui échappe toujours à ce qu’il est, veut se faire en-soi, se donner une nature, dans l’amour et les conduites de mauvaises foi : ainsi, il veut coïncider avec lui-même, fonder son être, il veut être Dieu : un être en-soi-pour-soi.

L’homme, ce Dieu en puissance

Or, cette tendance de l’homme à vouloir fonder son être, à refuser la facticité et l’angoisse de la liberté, est impossible à satisfaire : la conscience sera toujours un néant, jamais un être plein. C’est pourquoi Jean-Paul lance de manière quelque peu provocatrice : “L’homme est une passion inutile“.

Justifiée ontologiquement, cette phrase de Sartre, d’autant qu’il s’agit de la conclusion de l’Etre et le Néant, lui attira les foudres des critiques, qui lui reprocheront de désespérer les hommes, de défendre un existentialiste anti-humaniste. Bien sûr, il n’en est rien : la conférence l’existentialisme est un humanisme répondra point par point aux critiques qui lui sont adressés à la sortie du livre.

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