Le désir chez Spinoza

La philosophie de Spinoza est une philosophie du désir.

Mais attention, Spinoza ne donne pas au terme “désir” la même signification que dans le sens courant (attraction physique, voire intellectuel). Il l’entend au sens ontologique, comme une propriété insécable de l’homme : l’homme est une machine qui désire, il ne fait même que cela.

Le désir, chez Spinoza, est un synonyme du concept de conatus : le conatus est ce qui pousse l’homme à persévérer dans son être.

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4 Responses

  1. Sylvain Foulquier says:

    Spinoza condamnait les passions, qu’il assimilant à une source d’aliénation. Il avait tout faux, comme d’ailleurs la plupart des philosophes, car seule la passion peut permettre d’accéder à l’émancipation et à l’épanouissement personnel, c’est-à-dire au bonheur. Décidément les philosophes sont presque tous incapables d’appréhender les sujets les plus essentiels de l’existence. D’où la supériorité des grands poètes ou des grands romanciers, seuls capables d’exprimer le caractère irrationnel de la vie.

  2. Germaine says:

    Il faudrait alors relire tes philosophes puisque en vérité la question n’est pas aussi tranchée. Il y a certes une condamnation des passions au sens où elles dépassent la raison et fait perdre le contrôle de l’homme sur lui-même (de la philosophie antique jusqu’au Lumières en partie). Mais il y a un autre versant du désir et des passions, celles-ci peuvent être, et pour certains sont, des moteurs de vie. Je te propose de relire Le Banquet de Platon par exemple qui permet de considérer l’Amour comme un intermédiaire. De la même manière que le corps, sôma, chez Platon n’est pas totalement disqualifié puisque ce dernier peut-être traduit par le tombeau mais aussi le signe et le sauveur, et Platon utilisera ces trois sens lorsqu’il s’exprime sur le corps. Mais peut-être faut-il lire, et lire attentivement s’entend, les philosophes. Et, de surcroît, lire cela s’apprend. Peut-être faudrait-il persévérer ton apprentissage.

  1. 11/11/2012

    […] désir ne serait-il pas l’essence de l’homme ? Au XVIIe siècle, Spinoza souligne fortement cette idée. Le XIXe siècle, avec Hegel, approfondira la dimension dynamique et […]

  2. 14/11/2012

    […] Conatus et désir correspondent à l’affirmation dynamique de notre […]

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