Citations de Diderot


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denis DIDEROT

Denis Diderot est un philosophe des Lumières, auteur majeur de l’Encyclopédie, du Supplément au voyage de Bougainville ou encore de Jacques le Fataliste.
Pacifiste, partisan de la tolérance politique et déiste critique de l’Eglise, sa philosophie est assez proche de celle de Voltaire.

Citations de Diderot sur la philosophie :

– “On doit exiger de moi que je cherche la vérité, mais non que je la trouve”

– “La vérité est souvent froide, commune et plate”

– “Le but d’une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d’en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de les transmettre aux hommes qui viendront après nous”

– “Ce qui caractérise le philosophe et le distingue du vulgaire, c’est qu’il n’admet rien sans preuve, qu’il n’acquiesce point à des notions trompeuses et qu’il pose exactement les limites du certain, du probable et du douteux”

– “Mes idées, ce sont mes catins”

Diderot et la politique :

– “Méfiez-vous de celui qui veut mettre de l’ordre. Ordonner, c’est toujours se rendre le maître des autres en les gênant : et les Calabrais sont presque les seuls à qui la flatterie des législateurs n’en ait point encore imposé”

– “Aucun homme n’a reçu de la nature le droit de commander aux autres. La liberté est un présent du ciel”

– “Si la raison gouvernait les hommes, si elle avait sur les chefs des nations l’empire qui lui est dû, on ne les verrait point se livrer inconsidérément aux fureurs de la guerre”

– “Sous quelque gouvernement que ce soit, la nature a posé des limites au malheur des peuples. Au delà de ces limites, c’est ou la mort, ou la fuite, ou la révolte

Diderot et la religion :

– “Jamais aucune religion ne fut aussi féconde en crimes que le christianisme ; depuis le meurtre d’Abel jusqu’au supplice de Calas, pas une ligne de son histoire qui ne soit ensanglantée”

– “Cette religion étant, à mon sens, la plus absurde et la plus atroce dans ses dogmes; la plus inintelligible, la plus métaphysique, la plus entortillée et par conséquent la plus sujette à divisions, sectes, schismes, hérésies; la plus funeste à la tranquillité publique, la plus dangereuse pour les souverains par son ordre hiérarchique, ses persécutions et sa discipline; la plus plate, la plus maussade, la plus gothique et la plus triste dans ces cérémonies; la plus puérile et la plus insociable dans sa morale considérée, non dans ce qui lui est commun avec la morale universelle, mais dans ce qui lui est propre et ce qui la constitue morale évangélique, apostolique et chrétienne; la plus intolérante de toutes”

– “La nature ne fait ni serviteurs, ni maîtres, je ne veux ni donner ni recevoir de lois”

Diderot, les femmes et l’amour :

– “il n’y a que les femmes qui sachent aimer; les hommes n’y entendent rien”

– “Est-ce qu’on est maître de devenir ou de ne pas devenir amoureux ? Et quand on l’est, est-on maître d’agir comme si on ne l’était pas ?”

– “On n’a tant d’indulgence que quand on n’a plus d’amour”

1 Response

  1. Sylvain Foulquier says:

    Diderot se distingue de Voltaire sur plusieurs points et était beaucoup plus audacieux, beaucoup plus révolutionnaire. Il peut être à la fois considéré comme le grand précurseur des Droits de l’Homme, de l’antiesclavagisme et de la laïcité. En outre, il a développé une morale du gai savoir basée sur la foi dans les forces de la vie (art, désir, amour) qui annonce en partie la philosophie de Nietzsche, sans les dérives mysogine et antihumaniste de celui-ci. Plus on lit Diderot, plus on se rend compte du visionnaire qu’il était et plus on s’étonne que des philosophes qui ne lui arrivent pas à la cheville (Marx, Freud, Sartre…) soient plus souvent cités que lui.

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