Nihilisme : Définition philosophique


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Le nihilisme est une théorie philosophique qui affirme l’absurdité de la vie, l’inexistence de la morale et de la vérité. On associe souvent, à tort, comme des corollaires, le pessimisme et le scepticisme au nihilisme.

Car le vrai nihilisme consiste à ne croire en rien, à ne croire en aucune positivité.

C’est Nietzsche qui a le premier pointé le nihilisme comme l’ennemi des civilisations modernes, l’accusant des ruiner les fondements de la morale.

Histoire du nihilisme

« Nihilisme » vient du latin nihil, rien, ce qui n’existe pas. Le terme fait son apparition chez Tourgueniev chez lequel le nihilisme est utilisé pour décrire le scientisme brut.

Ce terme apparaît en Russie fin 19è, et est connoté politiquement, associé à un mouvement révolutionnaire qui a rejeté l’autorité de l’État, de l’Église et de la famille. Bakounine, le penseur anarchiste, a déclaré : « la passion pour la destruction est aussi une passion créative! ». L’anarchisme est nihiliste car il refuse que l’autorité ait sa source dans la religion et l’Etat. Prônant une éthique de la subversion, le mouvement a fini par faire l’apologie du terrorisme politique.

Avant le 19è siècle, le nihilisme prend ses racines dans le scepticisme antique. Parce qu’ils refusent la certitude, les sceptiques dénoncent les vérités aussi bien que les opinions. D’un point de vue épistémologique, le scepticisme conduit au nihilisme, à l’absence de possibilité de la vérité.

Stirner est un des premiers philosophes nihilistes. Pour Stirner, la réalisation de la liberté individuelle est la seule loi, et l’Etat, qui met en péril la liberté, doit être détruit.

Nietzsche et le nihilisme

Pour la morale de Nietzsche, il n’y a pas d’ordre objectif dans le monde, sauf celui que nous lui donnons. Pour lui, le nihilisme demande un rejet radical de toutes les valeurs et de tout sens : «Le nihilisme est non seulement la croyance que tout mérite de périr, mais qu’il faut détruire ». Cette destruction du sens est une force destructrice dans l’histoire, source de la plus grande crise de l’humanité et du déclin de la culture européenne.

4 Responses

  1. Charles de Grenoble says:

    Consternant… Cet article est un agglomérant d’amalgames, de raccourcis et parfois de complets contresens sur le nihilisme et ses liens avec les pensées des différents auteurs auxquels vous vous référez.
    Sans parler des phrases à la construction douteuse (“le nihilisme a connoté politiquement, associé à un mouvement révolutionnaire qui a rejeté l’autorité de l’État, de l’Église et de la famille, fin 19è. Bakounine, le penseur anarchiste, déclaré” ?!)…
    En tant que gérant de ce site vous portez la responsabilité de la qualité des informations que vous partagez, comment pouvez-vous accepter qu’une personne honnête lise ces articles en croyant être éclairé alors qu’en vérité vous les envoyez dans des mésinterprétations de surface ?
    Mieux vaut se taire que de dire n’importe quoi…

  2. Rachid Abdoul El Mansour says:

    “Mieux vaut se taire que de dire n’importe quoi…”, ah oui ? Qui vous a dit cela ?

  3. LEONARDI Pascal says:

    alors pouvez vous nous éclairer monsieur Charles de Grenoble svp ?

  1. 07/12/2012

    […] pour son nihilisme, sa philosophie peut être rattachée au courant de l’existentialisme : Camus a débattu avec […]

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