Citations de Stendhal

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Les citations célèbres de Stendhal :

Stendhal (Henry Beyle) figure en bonne place dans le panthéon de la littérature française. Moins souvent cité ou étudié que Hugo, Balzac, Flaubert ou Zola, les romans de Stendhal sont importants à plus d’un titre : premièrement, son oeuvre est caractéristique du romantisme (Julien dans le Rouge et le Noir, lui-même dans la Vie d’Henry Brulard, …), mais aussi du courant réaliste (peinture de son époque, critique des mœurs, contextualisation historique de ses oeuvres).

D’autre part, Stendhal a développé une philosophie de l’amour, et peut être considéré comme le penseur de la passion. Son essai De l’Amour est de ce point du vue une référence pour comprendre les mécanismes du cœur et de la passion amoureuse, qu’il étudie sous l’angle de la cristallisation.

Stendhal et la cristallisation :

– “Un homme passionné voit toutes les perfections dans ce qu’il aime”

– “Le plus grand bonheur que puisse donner l’amour, c’est le premier serrement de main d’une femme qu’on aime”

– “L’on dirait que par une étrange bizarrerie du coeur, la femme aimée communique plus de charme qu’elle n’en a elle-même”

– “Aimer, c’est avoir du plaisir à voir, toucher, sentir par tous les sens, et d’aussi près que possible un objet aimable qui nous aime

Citations de Stendhal sur les passions :

– “Les vraies passions sont égoïstes”

– “On ne se console pas des chagrins, on s’en distrait”

– “Les hommes ne se comprennent qu’à mesure qu’ils sont animés des mêmes passions”

– “On met plus de passion à obtenir ce qu’on n’a pas qu’à conserver ce qu’on a”

– “Toute vraie passion ne songe qu’à elle”

Stendhal et la beauté :

– “La beauté n’est que la promesse du bonheur”

Stendhal, la subjectivité et l’égotisme :

– “On peut connaître tout, excepté soi-même”

– “On peut tout acquérir dans la solitude, hormis du caractère”

– “Plus on plaît généralement, moins on plaît profondément”

Stendhal et les femmes :

– “Les femmes, on les flatte à vingt ans, on les abandonne à quarante”

– “Une femme n’est puissante que par le degré de malheur dont elle peut punir son amant”

– “La différence de l’infidélité dans les deux sexes est si réelle qu’une femme passionnée peut pardonner une infidélité, ce qui est impossible à un homme”

Stendhal, la politique et la religion :

– “L’admission des femmes à l’égalité parfaite serait la marque la plus sûre de la civilisation, et elle doublerait les forces intellectuelles du genre humain”

– “L’idée la plus utile aux tyrans est celle de Dieu”

– “La seule excuse de Dieu, c’est qu’il n’existe pas”

– “A vouloir vivre avec son temps, on meurt avec son époque”

– “Je suis athée, Dieu merci !”

Pour aller plus loin :

Stendhal et la cristallisation

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2 Responses

  1. Fernanda says:

    « ce qu’on ne cqumuniomera jamais c’est la singularité d’une expérience »Oh que oui, que cela est vrai. Cependant, je ne serais pas aussi sombre que vous, peut-être aussi parce que j’ai beaucoup souffert.Tous les chemins ne sont pas équivalents. S’ils le sont dans notre société, c’est que nous ne savons pas que nous ne savons pas apprendre. Pour apprendre, il faut apprendre à apprendre, ou sinon les choses que nous apprenons ne résident que dans l’intellect sans vraiment faire partie de nous-mêmes. En un sens, nous collons nos schémas sur la réalité.Alors qu’en apprenant à apprendre, on s’aperçoit que de grands mots banalisés retrouvent un sens inespéré. Le mot « intention », par exemple, derrière lequel se cache une méthode de progression vers soi. Le mot « vérité » qui finalement est un mot à tiroirs, une vérité avec des voiles successifs dont seul notre « niveau » de connaissance de nous-mêmes conditionne notre accès aux couches enfouies. Même le mot « Dieu » peut alors trouver un sens – vivant.Réussir sa vie, c’est aller vers soi, c’est se découvrir soi, c’est investir en soi, c’est apprendre de soi, pour soi, c’est se remettre en cause soi, c’est faire l’archéologie de soi, c’est savoir qu’on ne sait rien. Je ne sais rien en fait sauf ce que j’ai vécu – et encore, ce que j’ai vécu une fois débarassé de mes névroses.Or, quand on va vers soi, on va vers les autres, on voit les autres, on apprend des autres.Réussir sa vie, c’est éviter parfois de penser, c’est retrouver une certaine sensibilité aux choses vivantes et mortes, aux énergies qui nous environnent, c’est tenter de ne pas se mentir sur les choses, c’est clarifier ses intentions. Un « Je sens donc je suis », en quelque sorte avec le corollaire « et j’y repense » 1001

  1. 09/11/2012

    […] – l’ironie romantique de Stendhal […]

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