Le mythe du bon sauvage

Origine et utilisation du mythe du bon sauvage

On attribue souvent à Rousseau la paternité de ce mythe, qui aurait été développé dans son Discours sur l’origine de l’inégalité parmi les hommes et l’Emile (traité sur l’Education).

Cette théorie du bon sauvage pose que l’état de nature, antérieur à la civilisation, est bon et naturel pour l’homme. Dans l’état de nature, l’homme serait heureux. La civilisation correspondrait à la chute de l’homme, une perversion de sa nature: L’homme naît bon, c’est la société qui le déprave selon Rousseau.

Dans l’état de nature, l’homme, ce bon sauvage, arrive à pourvoir à ses besoins puisqu’ils sont peu nombreux, il est libre et stupide. Sa morale se réduit à l’amour de soi-même (qui contrairement à l’amour propre) est un sentiment positif d’auto-conservation.

Pour autant, il ne faut pas voir dans ce mythe un cours d’histoire (comme le fera Voltaire), Rousseau l’utilise comme une fiction théorique, afin de savoir quelle est la nature profonde de l’homme.

Ce mythe sur la bonté de l’homme à l’état de nature sera illustré au cinéma par François Truffaut dans son film lEnfant Sauvage.

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