La philosophie de Malebranche

nicolas-de-malebranche

Nicolas Malebranche était un prête de l’Oratoire et appartient au courant des cartésiens. Ses oeuvres majeures sont :

  • De la recherche de la vérité
  • Traité de la nature et de la grâce
  • Méditations chrétiennes
  • Traité de la morale

Dieu est, selon lui, la seule cause efficace. Quant aux choses crées, elle ne sont que l’occasion de l’exercice de la volonté divine. Telle est la toute-puissance de Dieu, radicale et souveraine, toute-puissance que Malebranche souligne dans toute son oeuvre. Il s’agit donc d’une pensée fortement imprégnée de théologie, dans laquelle est une créature modeste et dépendante.

L’origine de nos erreurs : passion, imagination, puissances sensibles

Comme son maître Descartes, Malebranche voit dans la passion un asservissement au corps et au sensible, un phénomène causé, dans l’âme, par l’action du corps. Les passions sont toutes les émotions que l’âme ressent naturellement à l’occasion des mouvements des esprits animaux, ces derniers désignant chez Descartes des éléments subits circulant dans tout l’organisme et servant d’intermédiaire entre le corps et l’âme.

La passion représente une erreur où j’extériorise un principe subjectif. Mais l’imagination, elle aussi, est maîtresse d’erreur et de fausseté. Elle désigne une faculté de se représenter les choses de manière sensible : elle ne consiste que dans la force qu’a l’âme de se former des images des objets, en les imprimant dans les fibres du cerveau. Comme toute la philosophie classique, Malebranche dévalue l’imagination, cette puissance liée au corps et au sensible.

La vision de Dieu

Que faire ainsi, si nous voulons atteindre le vrai ? Se rendre attentif aux idées claires, l’idée désignant tout objet de pensée en tant que pensé, l’objet immédiat, ou le plus proche de l’esprit, quand il aperçoit quelque chose. Or ces idées claires sont en Dieu  et c’est en lui que nous les voyons. Telle est la “vision en Dieu”, une des idées phares de la philosophie de Malebranche. C’est en Dieu lui-même que nous apercevons les idées intelligibles, archétypes des choses et modèles. Nous possédons une connaissance claire et distincte des idées des choses matérielles, et ce par une vue directe de l’essence de Dieu. Cette unité rationnelle et intime avec Dieu est constitutive de la “vision en Dieu”. L’attention doit être comprise, dans cette perspective, comme une prière naturelle, que nous faisons à la vérité intérieure, afin qu’elle se découvre à nous : l’attention de l’esprit est une prière naturelle par laquelle nous obtenons d’être éclairés par Dieu et par la raison.

You may also like...

2 Responses

  1. ibrahimasarr says:

    en ce qui me concerne je peux dire que comment nous ne comprenons la mort sa signification ne peut pas avoir un grand effet sur nous les humains qui car elle est naturelle tous les humains passeront à cette dernière étape de leur vie pourrais je avoir une réponse

    • Lilly says:

      Je n’ai rien compris à ce que tu écris Ibrahim. La mort n’a pas de signification pour nous? Nous ne comprenons pas la mort? Que veux-tu dire et quel est le lien avec la philosophie de Malebranche?

      @Webmaster, c’est possible de mettre un peu plus d’explications sur les “esprits animaux”, car impossible de bien comprendre en lisant seulement l’article, un petit encadré serait sympa.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *